Anthropic : aucune donnée client utilisée dans la formation en IA?
Anthropic : aucune donnée client utilisée dans la formation en IA?


Dans une mise à jour récente de ses conditions de service, la startup Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle générative (IA), a pris des engagements importants envers ses clients. L’entreprise promet de ne pas utiliser les données client pour la formation de ses grands modèles de langage (LLM). De plus, elle s’engage à soutenir activement ses utilisateurs en cas de litiges liés aux droits d’auteur.
Dirigée par d’anciens chercheurs d’OpenAI, Anthropic a clarifié sa position dans ses conditions commerciales. À partir de janvier 2024, les clients commerciaux d’Anthropic posséderont tous les résultats découlant de l’utilisation de ses modèles d’IA. La société affirme explicitement qu’elle n’a pas l’intention d’acquérir des droits sur le contenu client selon ces termes.
Cette initiative d’Anthropic s’inscrit dans une tendance plus large, avec des entreprises telles qu’OpenAI, Microsoft et Google s’engageant également à aider leurs clients confrontés à des problèmes juridiques liés aux droits d’auteur résultant de l’utilisation de leurs technologies.
Anthropic va encore plus loin en promettant de couvrir les frais de règlement ou de jugement approuvé découlant de violations de son IA. Ces engagements de protection juridique s’appliquent aux clients de l’API Claude d’Anthropic, ainsi qu’à ceux utilisant Claude via Bedrock, la suite de développement d’IA générative d’Amazon.
Les nouvelles conditions affirment clairement qu’Anthropic ne cherche pas à acquérir des droits sur le contenu client et n’accorde à aucune des parties des droits sur le contenu ou la propriété intellectuelle de l’autre, de manière implicite ou autre.
Les LLM avancés, tels que Claude d’Anthropic, sont des modèles de langage sophistiqués qui s’appuient sur une variété de données textuelles pour améliorer leur précision et leur compréhension contextuelle. Ces avancées dans l’IA ne sont pas sans controverses, comme en témoigne la récente action en justice d’Universal Music Group contre Anthropic AI pour violation présumée du droit d’auteur.
Parallèlement, l’auteur Julian Sancton a intenté un procès contre OpenAI et Microsoft, les accusant d’avoir utilisé son travail sans autorisation pour former des modèles d’IA, dont ChatGPT. Ces développements soulignent les enjeux juridiques croissants liés à l’utilisation de l’IA dans divers secteurs.









